Je ne suis pas un révolutionnaire des décisions (du genre: supprimer tous les emballages plastiques inutiles dans nos supermarchés...) mais des fois, cela me saoule de remplir ma poubelle de plastiques avant même que j'aie commencé à me nourrir; je me dis qu'avec quelques lois bien rédigées et bien comprises par le grand public, en argumentant sur l'évolution des tonnages de déchets à enfouir chaque années, des tonnages à brûler, des cancers consécutifs à ces usines pas encore encore aux normes (Savoie?), du coût de la construction des futures usines d'incinération aux normes, etc... bref je pense que l'on pourrait faire quelques petits pas dans le bon sens puis accélérer ensuite. A savoir : commencer par des lois qui imposent aux entreprises (l'idée de suggérer aux entreprises ne fonctionne pas...), qui mettent en vente leurs produits finis, de concevoir leurs produits AUSSI en fonction du volume de déchets qu'ils génèrent et de la part de déchets recyclables/non recyclables. Pourquoi ne pas responsabiliser l'entreprise qui met un bien en vente plutôt que de continuer à laisser les collectivités locales à gérer tous les déchets générés par une consommation effrénée. En imposant des critères environnementaux et des taxes vertes pour tout produit générant des déchets (des taxes évolutives en fonction du type de déchet restant une fois le produit consommé: 1%papier & carton, 2% plastique, 5% fer, 30 % plomb...), je pense que cela inciterait les services de recherche & développement de chaque entreprise, qui se verraient ainsi dans l'obligation de trouver des solutions pour emballer ou concevoir des produits en fonction de leur utilisation, mais aussi de leur fin de vie (je pense surtout aux voitures, qui pourraient incorporer davantage de produits biodégradables issus du blé, à la place de plastique actuellement). Le Paris-Dakar a eu le mérite de faire courir en moto un concurrent (agriculteur) avec un engin presque 100% écolo...
Voilà, au lieu de demander aux collectivités locales de continuer à financer des usines d'incinération ou des zones de stockage pour déchets ultimes, invitons les entreprises (non, forçons-les !) à imaginer leurs produits différemment , et vous verrez, avec la menace de voir le concurrent réussir ce challenge plus vite qu'eux (je pense à Toyota qui a cru très tôt aux voitures hybrides), les entreprises réagiront forcément en proposant les mêmes produits mais mieux pensés en fonction de la qualité et la quantité des déchets qu'ils génèreront.
Je rêve d'une voiture où il suffirait d'appuyer sur un bouton en fin de vie du véhicule pour voir se séparer en 10secondes les éléments recyclables métalliques et les autres éléments non métalliques mais recyclables (attention de ne pas appuyer sur le bouton en roulant ou dans les bouchons sur le périph...) l'avenir est dans le recyclage et non dans l'enfouissement des déchets ultimes. Comme pour notre blé, on apporte du fumier, on plante une graine, cela donne un épi qui ira nourrir la vache qui va faire une bouse qui rejoindra le champ...
Voilà, ça c'est une vraie idée concrête pour une politique économique et environnementale DURABLE.
samedi 25 juillet 2009
jeudi 23 juillet 2009
Bonjour les mouettes
Bienvenue à la ferme !
Eh oui, je suis fonctionnaire européen, euh... agriculteur en fait, comme on disait avant... j'ai tellement l'habitude que l'on me considère uniquement sous l'angle du montant des subventions que je perçois de l'Europe que je me sens comme un fonctionnaire à qui l'on dicte la façon de travailler, assorti de conditions environnementales. Comme un vrai fonctionnaire, j'ai plein de paperasses inutiles à remplir, pour passer le temps et faire croire que le fruit de ce travail améliore la santé de nos concitoyens... Hum... C'est comme la simplification en agriculture... au début, les bonnes intentions... cela devait concerner le paysan... et puis finalement, ils ont simplifié les méthodes de contrôles ! Résultat : le contrôleur a moins de travail, mais pour ce faire, le paysan a deux fois plus de papiers à remplir, avec le risque décuplé de se tromper dans le labyrinthe des dispositions réglementaires.
Voilà, c'est un blog du quotidien d'une ferme de polyculture élevage du centre Meuse, avec ses moments d'humour et son lot d'absurdités récurrentes de ceux qui sont censés orienter notre métier vers l'avenir...
Et dire que le moustachu râleur va nous représenter au parlement européen pour les 7 années à venir, ça... j'ai bien du mal à l'avaler. Ce Bové correspond vraiment à la définition de l'élu "prêt à tout (pour se faire élire) mais bon à rien". Affaire à suivre...
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