samedi 4 avril 2015

Pour mieux comprendre notre inquiétude à l’égard d’ECOPHYTO, de l’agro-écologie et autres projets politiques actuels… « Nous allons réduire de 50% l’utilisation des médicaments à destination des humains d’ici à 10 ans car ils sont nocifs pour l’environnement » vient de décider dogmatiquement le nouveau ministre de la santé, Mr La Fou, à la sortie du Conseil des ministres en ce mercredi 25 juin 2025. Certes, la lente et douloureuse dérive budgétaire de 10 milliard d’euros par an vient expliquer en filigrane la tentative de reprise en main du sujet, mais on se pose surtout la question de la légitimité de cette décision, pas vraiment étayée par un quelconque diagnostic négatif à l’égard des plantes ou des animaux. En même temps, alors qu’ aucun homme n’avait jamais été déclaré mort des suites de l’ingestion des produits phytosanitaires résiduels dans son assiette, on avait pourtant supprimé de moitié, sans diagnostic préalable scientifique, l’utilisation des médicaments des plantes 10 ans auparavant ! Que la France soit passée d’une grande nation exportatrice de blé, générant plus de 4 milliard d’euros de recettes, à une nation importatrice nette n’y avait rien changé, le ministre de l’agriculture en son temps était passé pour un Dieu aux yeux des nombreux écolos verts pastèque de l’armée de fonctionnaires ministériels, attentifs à s’attaquer à toute filière générant quelques profits… Mais le fait est là : il va falloir diminuer drastiquement notre utilisation de médocs, sans même se soucier de l’existence ou non de solutions alternatives. Il se dit dans les couloirs du ministère que cela engendrera inévitablement la réduction de l’âge de la vie, par défaut de médicaments, et que le corollaire d’une réduction budgétaire des retraites viendrait confirmer la justesse de cette décision. D’ailleurs, le ministre profite de l’attention des médias pour repositionner ses cheveux et la nouvelle orientation de sa politique de santé, justement appelée maintenant : la « bio-médication » . A l’instar de l’agro-écologie dans son temps, cette nouvelle vision optimiste de la santé fait l’économie du passage devant le docteur et repose essentiellement en la foi en une nature bienveillante et généreuse, qui fournit d’elle-même les solutions naturelles aux maladies. Certes, le ministre évacue d’une main légère une mèche rebelle et l’argument basique selon lequel les maladies seraient issues de la nature elle-même, puisque le ministre, dans sa ministérielle sagesse, a décidé que la nature pouvait guérir et non plus être l’origine des maladies. Il conviendra donc à toute personne ayant trouvé des solutions naturelles d’en partager les résultats et le gouvernement fait la promesse de diffuser largement ces alternatives au tout chimique. Le ministre ajoute son intention de créer ainsi des GIEE (groupe innovant en éco-médication et éco-méditation), véritable outil structurant permettant de porter des projets collectifs ayant pour objectif d’atteindre une performance de santé physique et psychique, par la méditation transcendantale et l’incantation en la foi en mère-nature. Des aides sont promises. La conséquence immédiate est l’arrêt de tous les travaux de recherche dans les laboratoires, la fermeture programmée des hôpitaux pour le bienfait des malades et la mise en retraite anticipée de tous les membres du service de santé. Les préfets verront leurs prérogatives étendues à une fonction de « chaman » officiel dans les départements. Dans sa grande sagesse, le gouvernement s’est délocalisé à Marrakech, attendant la mise en place de cette nouvelle politique selon un élémentaire principe de précaution, et s’efforçant en même temps de régler les nombreuses situations de malades sans-papiers venus aussi se réfugier en grande confusion au royaume chérifien. Il va sans dire que le problème des places d’hôpitaux prises par les français au détriment des marocains devient un épineux sujet de discorde entre les deux états…

mardi 20 mars 2012

Je vous écris du futur...

Les derniers développements d'outils de communication de notre vénérable
Empire Google World sont étonnants: il m'est maintenant donné de pouvoir
correspondre en ce jour de septembre 2076 avec les internautes des temps
primitifs de la "toile"! Et comme je suis étudiant en histoire (je fais
une étude sur "Les Raisons qui ont généré la fin de la période dite du
"Grand Gaspi" au début du XXIème siécle, l'exemple de la France" pour le
compte du Ministère de la Famine), j'ai obtenu une autorisation spéciale
pour communiquer avec les gens du passé, avec interdiction formelle de
modifier le cours de l'histoire, bien que cette idée me tente énormément
! C'est pour cela que je passe par le courrier des lecteurs ce votre magazine, pour vous demander d'éclaircir quelques points d'incompréhension à propos de votre
période ahurissante mais oh combien passionnante, avant la Grande
Sécheresse de 2011/2016 :

1- alors que la France comme l'Europe subissent en 2011 leurs premiers
décès dû à une contamination alimentaire dont l'origine se trouve être
l'agriculture biologique (3700 morts par E Coli), comment se fait-il
qu'aucun journaliste ou politique ne remette en cause publiquement le
principe même de production biologique ? la pensée unique aurait-elle
pris le pas d'une pensée tout court ?

2- comment expliquer que les politique publiques s'orientent
exclusivement vers une diminution des médicaments pour les plantes,
alors que les plantes se situent en début de chaine alimentaire ? par
souci d'équité, pourquoi ne pas également envisager une diminution de
l'utilisation de médicaments pour les autres êtres vivants que sont les
animaux ou les êtres humains, d'autant que les Français semblent abuser
de leur consommation, générant de lourds déficits pour l’État ?

3- pourquoi les promoteurs d'une agriculture dite biologique (ou
naturelle) refusent les médicaments pour les plantes uniquement par
idéologie alors qu'ils tolèrent des médicaments chimiques pour leurs
enfants ?

4- alors qu'une grande sécheresse va s'étendre pendant 5 longues années
sur l'Europe, l'Australie et les États-Unis, générant la plus grave
crise alimentaire des temps moderne (que personne n'ose appeler
"pénurie"), comment expliquer la persévérance politique à perfuser
financièrement un type d'agriculture dite biologique alors qu'elle
contribue si pauvrement à l'alimentation mondiale ?

5- dans le même registre, comment comprendre le refus systématique des
nations de conserver à tout prix leurs prairies si peu productives,
alors que leur transformation en terres de céréales semble tellement
évidente au regard de la précarité alimentaire ?

6- d'un point de vue strictement politique, comment expliquer un
positionnement à gauche du parti écologiste au pouvoir et qui soutient
une agriculture biologique pauvrement productive (déjà, l'idée que
l'écologie, qui est une science, puisse être le fondement d'un parti
politique, semble en elle-même saugrenue) alors que la résolution de la
question de la faim des peuples devrait être une priorité de gauche ?
par extension, comment comprendre l'absence d'analyse ou le silence
assourdissant des médias et des politiques à ce sujet ?

7- comment les médias ont réussi à votre avis à tromper le peuple
pendant autant d'années avec l'idée selon laquelle tout ce qui est
naturel est bon pour la santé, et in extenso, tout ce qui produit de
façon naturelle, sans intervention chimique, est de facto bon pour la
santé ? alors que les connaissances scientifiques de votre époque vous
permettent de savoir que les agents nocifs et toxiques sont
naturellement présents dans l'environnement.

Voilà, mes premières questions peuvent certainement paraître naïve mais
votre époque semble tellement surréaliste ! Il a fallu la Grande
Sécheresse pour ramener l'esprit des décideurs vers les priorités
nationales que sont devenues l'urgence de produire, au maximum des
moyens mis à disposition (suppression des aires de parking, des
routes secondaires...). Il est d'ailleurs étonnant de lire avec quelle
nostalgie les
anciens parle de l'époque révolue de la "sur-production", pourtant
l'objet de nombreuses critiques à l'époque. Heureusement, l'agriculture
dite biologique a depuis été interdite, sa promotion faisant même
l'objet de poursuite pénale. La priorité est totalement donnée à la
production sans limite, pour tenter d'enrayer la famine qui s'est
prolongée durant des années. Même si rien ne pourra soulager le mal que
le pays va affronter avec la Grande Sécheresse, sachez au moins que les
mouvements écologistes seront rapidement écartés du pouvoir et seront
même un temps poursuivis avec l’appellation de "terroristes
alimentaires", ce qui ne fût pas une période très rose de notre histoire.
Voilà, si vous pouviez m'aider dans mes recherches, je lirai avec
plaisir dans votre prochain numéro vos diverses contributions. Pardonnez
encore mes questions naïves. N'hésitez pas à me poser des questions sur
mon époque, même si j'habite en orbite, je profite encore d'une
autorisation exceptionnelle pour communiquer avec mes "ancêtres".

samedi 17 décembre 2011

Les indignés contre les Fimensiers... (contraction de financier et semenciers)

En novembre dernier, les chefs d'état et les ministres de l'agriculture ont rappelé à Cannes, au travers du plan d'action du G20, la nécessité d'améliorer la sécurité alimentaire mondiale mais également la productivité de l'agriculture, et par extension la nécessité d'octroyer un revenu satisfaisant aux agriculteurs. D'un côté, les paroles et les bons sentiments de notre ministre ("La France a mis l’agriculture, la sécurité alimentaire et la volatilité des prix des matières premières agricoles au cœur des priorités du G20." extrait du compte rendu officiel) et de l'autre côté, les actes : on vote en catimini, un soir de pluie, avec 20 députés, la légalisation d'une taxation sur les semences de ferme. Quand on sait qu'elles représentent selon les pays de 60 à 90% des semences utlisées, on peut en conclure que ce n'est pas la volonté de plaire à l'agriculteur (ou à son revenu) qui a motivé cette loi, mais bien de légiférer la soumission du monde agricole aux diktat des "fimensiers". Pour plaire aux puissants...
Quid de la légitimité d'une telle loi ? Tout d'abord, quid de la légitimité d'un vote à 20 députés, quand ils devraient être 577 ? Ne devrait-on pas annuler les votes en dessous de 289 voix ?
Ensuite, on parle de nécessité de financement des semenciers pour contribuer à la recherche... et leur porte-parole de prendre en exemple le 29 novembre au matin la loi sur les droits d'auteur en musique... il me semble pourtant que je suis libre d'écouter mon CD autant que je le souhaite après en avoir fait l'acquisition une fois... si on devait appliquer le principe de cette nouvelle loi aux CD, je devrais payer une taxe à chaque nouvelle écoute ? incensé ! je devrais payer une taxe à Renault à chaque fois que je démarre ma Clio ? inique !
C'est pourtant ce qui nous attend avec les semences... Nous devrons nous acquitter d'une CVO : une contribution volontaire obligatoire ! Mis à part l'hypocrite contradiction des termes "volontaire" et "obligatoire", cette expression démontre tout le mépris d'un système imposé pour enrichir un peu plus ceux qui dictent les lois.
Que ces semences soient protégées par un Certificat d'obtention végétale (COV)tel un droit de propriété au profit des "obtenteurs" de l'espèce, rien à dire. Ils vendent le fruit de leur savoir-faire, et l'agriculteur profite des caractéristiques génétiques de la variété choisie. Ce nouveau type de taxation au nom d'un droit de propriété permanent se justifierait s'il n'y avait pas de prix d'acquisition de la marchandise. Ce serait unique dans ce monde marchand de vendre un produit et d'exiger une taxe lors de sa réutilisation. On peut réellement craindre que ce type de merchandisation fasse jurisprudence pour d'autres produits de grandes consommation. En plus, qu'en sera-t-il de la taxation lorsque la variété achetée n'apportera plus toutes les garanties de résistance promises ? lorsqu'elle ne produira plus autant ? Si l'on devait suivre cette "logique", devrais-je me faire rembourser la CVO parce que j'ai acheté du blé TIMBER, dont l'obtenteur a stoppé la commercialisation pour des raisons d'instabilité génétique (j'ai donc acheté de la mauvaise qualité...)?
Pour trouver un juste milieu, ne devrait-on pas seulement taxer les semences seulement au-delà d'un seuil moyen de rendement promis par l'obtenteur ?
Partout où la privatisation graduelle du patrimoine génétique mondial se fera, il est à craindre que cela n'entraîne inéluctablement des conflits : entre le droit, voté à 20, et et la légitimité de "pachamama", il n'y a pas photo... oui au boycott de l'achat de semences.


Jérôme NICOLAS
(président de la future "association des semences pépères", qui vise à légiférer un droit de regard quant à la bonne utilisation du patrimoine génétique transmis par les parents aux enfants... la victoire obtenue par le GNIS nous ouvrira les portes d'une taxation sur la descendance, complément de retraite bienvenu dans le monde agricole...)

mardi 25 août 2009

La biodiversité en question


Hier midi, le thème de la biodiversité était au menu du JT de France 2, avec un reportage sur la raréfaction de l'outarde ou du busard cendré dans nos campagnes. Et la journaliste s'appuie sur les explications d'un "spécialiste" du CNRS, qui s'étonne de ne trouver dans les chaumes d'un blé récemment moissonné aucune adventices ou aucun criquet pour nourrir les oiseaux qu'il est censé étudier et protéger depuis 12 ans... La présentatrice du JT termine le reportage en précisant qu'il "suffirait de laisser 10% de terres cultivées en prairies pour voir revenir la nature"....

Ahhhhh ahhhh, laissez moi un moment pour souffler devant tant d'âneries... je pouffe et j'explose de rage tant l'ignorance de ces reporters parisiens parait vertigineuse...

"revenir la nature", qu'est-ce que cela signifie ? elle doit avoir des oeillières car la nature est là, à la campagne, il suffit de sortir du métro, prendre un ticket de train corail et descendre au bout d'une demi_heure...
"suffirait de laisser 10% de terres cultivées en prairies" : là elle doit ignorer que ce fût le cas pendant plus de 15 ans, cela s'appelait la jachère obligatoire, qui imposait à nos entreprises de ne pas produire sur cet espace recouvert de prairies. Comme si on imposait à Renault de ne pas vendre 10% de ses voitures, mais là c'est pas possible, car c'est le lobby pétrolier... bref, cette situation a existé, et la population des petits oiseaux s'est-elle pour autant développée ? pas sûr, car on nous obligeait en plus à entretenir cette jachère, à savoir la faucher... le must, ce fût l'année où le ministère de l'écologie nous a imposé de ne pas la faucher avant le 15 juillet, tandis que le ministère de l'agriculture nous obligeait à l'entretenir... la nuance est d'importance ! la seule décision pour moi de respecter ces directives contraires fût d'épandre un désherbant total... rigolo, non ? non... certes, avec un peu de coordination entre ministère, cela aurait pu aboutir à un développement de la faune, mais faut pas trop en demander à ces ronds de cuir Rue de Varenne...

Le spécialiste du CNRS qui s'étonne de ne pas trouver de mauvaises herbes dans les champs pour ses petits oiseaux ??? mais faudrait lui expliquer qu'en dehors de son bureau, il y a des espaces dévolus à des activités précises, où les oiseaux ne sont pas la priorité. Les champs de blé produisent du blé, et ses collègues scientifiques qui font des recherches pour produire du blé nous aident effectivement à utiliser des désherbants efficaces contre les mauvaises herbes, principales ennemies de la production de blé. Mais je m'étonne surtout qu'il ne soit pas allé sur un parking de supermarché faire sa remarque idiote : là aussi il aurait constaté qu'il n'y a pas de mauvaises herbes ou de criquet...

Il est évident que la biodiversité doit être un sujet prioritaire, mais je comprends mieux maintenant pourquoi les populations d'oiseaux tendent à diminuer, avec des "spécialistes" aussi affutés que Mr Vincent Bretagnole et ses réflexions primaires.

Je suggèrerais pour ma part que les jachères encore existantes ne soient pas obligatoirement fauchées, que les bandes enherbées obligatoires le long des rivières soient ensemensées avec des fleurs pour favoriser l'activité apicole.

samedi 25 juillet 2009

Une idée pour l'avenir : la gestion durable des déchets ménagers, maintenant !

Je ne suis pas un révolutionnaire des décisions (du genre: supprimer tous les emballages plastiques inutiles dans nos supermarchés...) mais des fois, cela me saoule de remplir ma poubelle de plastiques avant même que j'aie commencé à me nourrir; je me dis qu'avec quelques lois bien rédigées et bien comprises par le grand public, en argumentant sur l'évolution des tonnages de déchets à enfouir chaque années, des tonnages à brûler, des cancers consécutifs à ces usines pas encore encore aux normes (Savoie?), du coût de la construction des futures usines d'incinération aux normes, etc... bref je pense que l'on pourrait faire quelques petits pas dans le bon sens puis accélérer ensuite. A savoir : commencer par des lois qui imposent aux entreprises (l'idée de suggérer aux entreprises ne fonctionne pas...), qui mettent en vente leurs produits finis, de concevoir leurs produits AUSSI en fonction du volume de déchets qu'ils génèrent et de la part de déchets recyclables/non recyclables. Pourquoi ne pas responsabiliser l'entreprise qui met un bien en vente plutôt que de continuer à laisser les collectivités locales à gérer tous les déchets générés par une consommation effrénée. En imposant des critères environnementaux et des taxes vertes pour tout produit générant des déchets (des taxes évolutives en fonction du type de déchet restant une fois le produit consommé: 1%papier & carton, 2% plastique, 5% fer, 30 % plomb...), je pense que cela inciterait les services de recherche & développement de chaque entreprise, qui se verraient ainsi dans l'obligation de trouver des solutions pour emballer ou concevoir des produits en fonction de leur utilisation, mais aussi de leur fin de vie (je pense surtout aux voitures, qui pourraient incorporer davantage de produits biodégradables issus du blé, à la place de plastique actuellement). Le Paris-Dakar a eu le mérite de faire courir en moto un concurrent (agriculteur) avec un engin presque 100% écolo...
Voilà, au lieu de demander aux collectivités locales de continuer à financer des usines d'incinération ou des zones de stockage pour déchets ultimes, invitons les entreprises (non, forçons-les !) à imaginer leurs produits différemment , et vous verrez, avec la menace de voir le concurrent réussir ce challenge plus vite qu'eux (je pense à Toyota qui a cru très tôt aux voitures hybrides), les entreprises réagiront forcément en proposant les mêmes produits mais mieux pensés en fonction de la qualité et la quantité des déchets qu'ils génèreront.

Je rêve d'une voiture où il suffirait d'appuyer sur un bouton en fin de vie du véhicule pour voir se séparer en 10secondes les éléments recyclables métalliques et les autres éléments non métalliques mais recyclables (attention de ne pas appuyer sur le bouton en roulant ou dans les bouchons sur le périph...) l'avenir est dans le recyclage et non dans l'enfouissement des déchets ultimes. Comme pour notre blé, on apporte du fumier, on plante une graine, cela donne un épi qui ira nourrir la vache qui va faire une bouse qui rejoindra le champ...

Voilà, ça c'est une vraie idée concrête pour une politique économique et environnementale DURABLE.

jeudi 23 juillet 2009

Bonjour les mouettes


Bienvenue à la ferme !

Eh oui, je suis fonctionnaire européen, euh... agriculteur en fait, comme on disait avant... j'ai tellement l'habitude que l'on me considère uniquement sous l'angle du montant des subventions que je perçois de l'Europe que je me sens comme un fonctionnaire à qui l'on dicte la façon de travailler, assorti de conditions environnementales. Comme un vrai fonctionnaire, j'ai plein de paperasses inutiles à remplir, pour passer le temps et faire croire que le fruit de ce travail améliore la santé de nos concitoyens... Hum... C'est comme la simplification en agriculture... au début, les bonnes intentions... cela devait concerner le paysan... et puis finalement, ils ont simplifié les méthodes de contrôles ! Résultat : le contrôleur a moins de travail, mais pour ce faire, le paysan a deux fois plus de papiers à remplir, avec le risque décuplé de se tromper dans le labyrinthe des dispositions réglementaires.

Voilà, c'est un blog du quotidien d'une ferme de polyculture élevage du centre Meuse, avec ses moments d'humour et son lot d'absurdités récurrentes de ceux qui sont censés orienter notre métier vers l'avenir...

Et dire que le moustachu râleur va nous représenter au parlement européen pour les 7 années à venir, ça... j'ai bien du mal à l'avaler. Ce Bové correspond vraiment à la définition de l'élu "prêt à tout (pour se faire élire) mais bon à rien". Affaire à suivre...